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Croire en la justice réparatrice

Du 18 au 25 novembre, c’est la semaine nationale de la justice réparatrice ! L’essence même du service « s’en parler d’abord pour mieux réparer ensemble »  de MAVN se trouve en ce type de justice.

 

Les adolescents contrevenants de 12 à 17 ans ont l’opportunité de réparer leurs gestes suivant la commission d’une infraction, dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénal pour les adolescents (LSJPA). La participation de plusieurs personnes, comme le jeune, ses proches, les intervenants et les organismes accompagnateurs est essentielle pour le bon fonctionnement de la réparation du geste. Les personnes victimes ont par le fait même cette possibilité d’obtenir une forme de réparation.

Ils sont plusieurs à vouloir laisser l’opportunité à un(e) adolescent(e) qui a commis un délit de réparer son geste. Les mesures de réparation dans le cadre de la LSJPA sont nombreuses : on pense à la médiation entre l’adolescent(e) et la personne victime, à la rédaction de lettres aux lettres personnes victimes, à la réalisation d’heures de travail bénévole et aussi à la participation d’ateliers de développement des habiletés sociales.

En cette semaine de la justice réparatrice, MAVN vous présente une personne qui donne un sens à la justice réparatrice.

Alain Landriault, chef de la protection des biens chez un commerçant de Lachute depuis 14 ans croit réellement aux bénéfices de la réparation d’un délit chez un(e) adolescent(e). C’est même l’un des côtés les plus positifs de son travail !

Dans son cas, il a rencontré une dizaine de jeunes dans la dernière année qui ont commis un vol à l’étalage. Avec une intervenante de MAVN, l’adolescent(e) rencontre M. Landriault et lui remet une lettre d’excuses. Il considère important de rencontrer l’adolescent(e) après tout le processus judiciaire qu’il vient de traverser. Il se passe de deux à trois mois entre l’arrestation et la rencontre finale.  C’est positif de les revoir après tout ça. Ils n’ont pas la même attitude qu’au moment de l’arrestation. La plupart du temps, je vois qu’ils ont compris que le geste qu’ils ont posé était criminel. 

La plupart ont dit qu’ils ne recommenceraient pas. Je les crois. 

Le chef de la protection des biens prend le temps lors de cette rencontre de lire la lettre d’excuses et de discuter un peu avec le jeune. M.Landriault considère que ça lui donne l’opportunité de faire le suivi après les faits, chose plutôt rare lorsque c’est un adulte qui commet le vol.  Il remarque que souvent, c’est la pression des autres et l’influence des pairs qui amène un(e) adolescent(e) à voler.

La semaine de la justice réparatrice existe pour mettre en valeur cette philosophie. Dans le cadre d’un organisme de justice alternative comme MAVN, les adolescent(e)s sont amené(e)s à comprendre les conséquences de leurs gestes à la fois pour les personnes victimes et envers la communauté. Ils participent activement au processus de réparation.

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